Glorieuses, le compte-rendu

En 2007, un fait inattendu nous empêchait de travailler sur le dossier. En effet, la souveraineté des îles éparses passait sous la responsabilité de la préfecture des Terres Australes et Antarctiques Françaises et nous devions repartir de zéro. La prise en compte de cette zone par cette administration allait durer plus d’un an avant que nous n’ayons l’opportunité de présenter notre projet en passant par les autorités militaires de la Réunion. Finalement, c’est en mars 2009 que nous obtenions une entrevue avec monsieur MOUCHEL-BLAISOT, préfet des TAAF qui, avant de prendre sa décision, désirait nous rencontrer. Cette rencontre a eu lieu le 18 juin 2009 à Paris et ayant présenté notre projet, ce haut fonctionnaire nous donna son autorisation assortie des restrictions en vigueur sur les îles éparses.

 

L’opération était prévue au mois de juillet mais fut à nouveau repoussée suite au dramatique crash d’un avion au large de l’archipel des Comores. Enfin, après une coordination parfaite entre toutes les autorités et l’aide précieuse d’officiers des forces armées de la zone sud de l’océan indien, nous obtenions notre indicatif FT5GA et l’autorisation d’effectuer un passage pendant la relève du détachement militaire de la Légion. La durée était donc fixée à une vingtaine de jours d’opération.

 

L’indicatif donné par l’administration des TAAF surprit beaucoup de monde mais ce changement était logique en raison du transfert de souveraineté. Ainsi, non seulement FR/G devenait FTxG mais également FR/E devenait FTxE, FR/J devenait FTxJ et FR/T devenait FTxT.

 

Quelques jours avant le départ, F5PRU, F4EVR et F5OGL emmenaient 290 kg de matériel à Roissy pour y être pris en charge par la société LOGFRET et son représentant, m. Alain LE FELLIC qui apporta une aide extrêmement précieuse.

 

La quasi-totalité du matériel avait été prêté par nos amis de F6KOP qui ne s’étaient posés aucune question et avaient accepté spontanément de nous prêter leurs antennes et leur amplificateurs d’expédition dans le plus pur esprit OM. Cela changeait radicalement des critiques qui fusaient déjà en faisant un procès alors que l’expédition n’était même pas commencée.

Tous les transceivers de l’expédition étaient des appareils personnels, aucune grande entreprise commerciale n’ayant répondu, même par la négative, à nos demandes d’aides. Seul, le magasin BATIMA de Strasbourg avait répondu présent. Merci à eux…

A ce sujet, beaucoup d’OM nous ont questionné sur le fait que les opérateurs ont emmené leur matériel personnel alors que d’autres expéditions se voient prêter voire même donner du matériel. Nous n’avons pas d’explications sur ce sujet même si nous avons été frustrés du manque d’intérêt de la part des distributeurs ou constructeurs de matériel pour cette expédition française sur le « most wanted n°4 »….

 

Le 11 septembre, l’équipe au complet composée de F5PRU, Yves-Michel ; F5LPY, Bernard ; F4EGS, Philippe ; F8CRS, David et F5IRO, Freddy, se retrouvait à Roissy en compagnie de Florence, notre journaliste pour y prendre un avion en direction de la Réunion.

 

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A leur arrivée, ils étaient attendus par un militaire de la base aérienne 181 avec un véhicule qui les conduisit à leurs chambres de passage. L’équipe se mettait aussitôt au travail pour configurer les ordinateurs.

Dans la journée du dimanche 13 septembre, FR5MV venait visiter l’équipe en apportant une antenne verticale qu’ils installaient pour effectuer quelques contacts en /FR.

 

Le lendemain, l’équipe et son matériel embarquait à bord du transall de l’armée de l’air en compagnie de M. PERILLO, chef  de cabinet du préfet des TAAF et responsable des îles éparses et du lieutenant-colonel SIOZARD, chef de la division logistique de l’état major des forces de la zone sud de l’océan indien. Ces deux personnes avaient usé de leur influence et beaucoup aidés à la préparation de l’expédition. L’avion décollait à 10h35 pour arriver à Dzaoudzi sur Mayotte à 12h30. L’équipe est alors accueilli par le capitaine CARRARO, officier île du détachement de légion étrangère de Mayotte, à nouveau un officier qui nous a offert une aide très précieuse.

A ce moment, l’équipe prenait contact avec le chef de détachement de la grande Glorieuse, l’adjudant-chef CINIAWSKI avec qui ils passeraient 25 jours sur le site. Ce sous-officier d’origine polonaise sera leur chef sur l’île et ils s’en feront un ami au cours du séjour. L’équipe au complet était présentée à monsieur MOUCHEL-BLAISOT, préfet des terres australes et antarctiques françaises qui a autorisé l’opération.

L’arrivée sur l’île avait lieu à 16h27 le 14 septembre et aussitôt, les opérateurs déchargeaient le matériel de l’avion et effectuaient une reconnaissance pour le montage des antennes en fonction des recommandations du chef de site. En effet, ils ne pouvaient mettre leurs antennes n’importe où…

 

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Le camp militaire de la Grande Glorieuse

 

Le lendemain, l’équipe installait une spiderbeam 5 bandes vers l’Europe pour faire une démonstration aux VIP sur place. Celle-ci avait lieu à 11h00 devant Mr MOUCHEL-BLAISOT, préfet des TAAF, Mr DERACHE, préfet de Mayotte, le lieutenant-colonel SHIFFER, commandant le détachement de légion étrangère de Mayotte, le lieutenant-colonel LE GUEN, le capitaine CARRARO et Mr PERRILLO.

Après cette démonstration, l’ensemble de l’équipe cessait ses émissions pour les passations de consignes obligatoires du détachement, notamment en matière de sécurité. A partir de 17h00, l’équipe montait l’antenne V80 et deux autres stations complètes.

 

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 Mercredi 16 septembre, l’équipe continuait à monter les antennes avec quelques problèmes rapidement résolus. Une seconde siperbeam étaient montée ainsi que la V40. A 21h08, F5LPY lançait le premier appel sur 20 mètres en CW alors que Philippe, F4EGS lançait appel en RTTY sur 30 mètres, puis sur 40 mètres sans aucune réponse.

Pendant la nuit, le trafic s’intensifiait en CW sur 20 mètres d’abord avec l’Europe puis les USA, en CW 40 mètres dans le même esprit puis sur 80 mètres CW. Le trafic avait lieu avec un bruit infernal (QRN) et de violentes rafales de vent à l’extérieur.

Jeudi 17 septembre, le trafic continue à un rythme soutenu. L’après midi, l’équipe monte la K9AY de Array solutions.

 

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Au premier plan, la K9AY et au second plan, la V80

 

Vendredi 18 septembre, FT5GA monte la V160. Le bruit sur cette bande est terrible. La présence permanente d’orages violents au nord de l’île y est certainement pour quelque chose.

Les jours suivants, le trafic est important rythmé par les coupures obligatoires du générateur et les occupations professionnelles de certains opérateurs. Chaque coupure de trafic est nécessaire et n’est pas négociable. D’autres missions ont été assignées aux cinq opérateurs.

Samedi 26 et dimanche 27 septembre, FT5GA participe au CQ WW DX RTTY.

Le lundi 28 septembre, l’équipe a la surprise de s’apercevoir que le 10 mètres fonctionne bien et ils se précipitent dans la brèche.

Le mardi 29 septembre, l’ensemble de l’équipe fête la Saint Gabriel, patron des transmissions.

Recevant jour après jour un état de notre trafic et se rapprochant de la fin de l’expédition, le compteur du nombre de QSO’s nous indique le dépassement des 40.000 contacts. La fièvre ne cessant de grimper, la barre du nombre de QSO’s est remontée d’un cran.

 

 

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La SPIDERBEAM 5 bandes pour l’Asie

 

Le mardi 6 octobre, nous commençons à démonter la K9AY, et dans le même temps nous mettons en œuvre une quatrième station – qui à l’origine devait servir de dépannage. Cette station ne fonctionnera qu’en CW et à une puissance de 100 W afin de fournir un effort supplémentaire pour la toute fin de l’expédition.

Le mercredi 7 octobre, l’équipe démonte la spiderbeam WARC et la 5 bandes Europe. A 08h35, le dernier QSO est effectué en RTTY avec une station japonaise et le démontage de la V40 est effectué.

Après un nettoyage sommaire des antennes, les transceivers et les amplificateurs sont dépoussiérés. Le lendemain, la dernière spiderbeam est démontée et l’avion arrive à 15h30.

 

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L’équipe quitte la grande Glorieuses le vendredi 9 octobre à 13h00 pour arriver à la Réunion à 20h09 via Mayotte.

Le mardi 13 octobre, F4EGS quitte l’équipe avec le matériel à bord d’un HERCULES de l’armée de l’air pour rentrer sur Orléans via Djibouti. L’équipe rencontre Mr NEAU du quotidien de la Réunion pour une interview.

Enfin, le jeudi 15 octobre, l’équipe arrive à Roissy sans Florence qui rentre le lendemain.

Le 20 octobre, F5OGL et F5PRU vont chercher le matériel à Orléans pour l’amener vers Bray sur Seine à F4TTR, président de F6KOP.

 

FT5GA était fini au moment précis où nous rendions ce matériel à nos généreux camarades. Yves-Michel et moi nous sommes regardés en montant dans la camionnette et nous sommes serrés la main en riant avec aussi un peu d’émotion.

A ce moment là, je me disais: que de chemin parcouru depuis 5 ans, que de travail de patience, quelle fierté aussi d’avoir ainsi réussi une expédition loin des standards que l’on peut voir maintenant : 25 opérateurs, 6 stations, des milliers de dollars de budget….

Que de bavardages inutiles aussi, des remarques désobligeantes, d’insultes parfois. Que de critiques sans connaître, de comparaisons avec d’autres expéditions, de réflexions idiotes et non fondées. Les cinq mecs qui sont partis là bas ne m’ont pas déçu. Ils n’ont jamais été découragés, (presque) jamais fatigués. Même s’ils n’excusent pas tout, ils comprennent les dires et propos de certains. Quelque soit le coté du transceiver, un « most wanted n°4 » se mérite. Ce n’est pas F5CQ, Rafik, F6AOJ, Jeff ou notre ami Floyd, N5FG qui diront le contraire. Dans l’ombre, ces trois potes ont œuvrés pour arriver à ce résultat. Nos stations pilotes qui nous retransmettaient leurs observations et celles de ceux qui voulaient nous aider ont fait un travail remarquable.

Finalement, tout cela est un grand édifice fragile mais quelle aventure !!!!

 

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Il me faut penser aussi à toutes ces autorités civiles ou militaires pour qui le radio amateurisme est un monde étrange peuplé d’orignaux. Des gens qui ne comprennent pas forcément pourquoi nous les tannons pour aller là bas alors que des décisions gouvernementales l’interdisent. Et pourtant, ils nous ont écoutés, compris et aidés. Ils savent déjà que les retombées médiatiques qu’ils sont en droit d’attendre seront bien peu de choses par rapport aux grands problèmes contemporains mais ils sont tout de même heureux d’avoir aidés une poignée de DXers qui voulaient aller sur ce bout de terre de France perdu dans l’océan indien.

Remercier ceux qui nous ont aidés serait trop long et j’ai trop peur d’en oublier. C’est la raison pour laquelle je préfère vous inviter à aller consulter notre site web http://glorieuses2008.free.fr/ tenu de main de maître par Rafik. Tous nos amis qu’ils soient militaires, civils, clubs, commerçants, hautes autorités ou simple exécutant, ils sont tous là.

 

Que reste t-il après que le bouton off soit enclenché ? Un soulagement que tout se soit fragilement imbriqué parce que cette aventure est un gigantesque puzzle qu’il faut reconstituer.

 

FT5GA, c’est fini. On travaille sur autre chose actuellement.

 

Dans cet article, il y a une seule personne que je veux remercier : c’est ma collectionneuse de timbre, mon XYL Caroline. Elle a toujours été un immense soutien pour moi contre vents et marées. Combien d’e-mails a-t-elle rédigée? Combien de fois, elle m’a encouragé ? Je ne saurais le dire. Je l’admire en la voyant ouvrir les demandes de QSL car jamais elle ne m’a laissé tout seul dans cette grande entreprise.

 

Didier F5OGL leader et QSL manager de Glorieuses 2009 FT5GA

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VR2 et FK/F5NHJ – Du 19 octobre au 12 novembre 2009

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Retour sur Kowloon le lendemain matin après deux jours de ballades et de quelques heures de trafic en soirée.

 

Peu de contacts mais une licence VR2 en poche, c’est le plus important. La prochaine activation se fera plus tranquillement. (VR2/ XX9…? pourquoi pas.)

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Nouméa :

L’arrivée sur la Nouvelle Calédonie via Sydney s’est faite en douceur. Installation sur Port Moselle des aériens récupérées chez Sam FK8DD qui gentiment m’avait gardé mon sac antenne depuis août dernier. Test rapide car le cable micro, le bouton fréquences et sous menus du FT857 sont cassés net suite à une fouille un peu virile des bagages à l’arrivée. Le matériel fonctionne et c’est l’essentiel. L’interface Signalink USB fonctionne à merveille couplée au micro ordinateur et Mixw32 me permet de sortir des signaux discrets AGC off.

Premiers CQ lancés en Data en soirée, le cluster aidant je me suis vite retrouvé en plein pile up. Quel plaisir !!

Oui je l’avoue, je suis un Data-maniaque, je ne peux pas m’en passer.

 

Le « coup de radio » :

Peu de propagation vers l’Europe dans la journée, quelques stations VK, ZL, P29, KH qui passaient par là, mais le soir pendant 3 heures c’était le « rodéo EU » couplé de stations JA et RA pas tristes non plus. J’ai réussi quand même à sortir quelques stations françaises en passant en split. C’est drôle comme ça énerve certains de trafiquer de la sorte. Des séries de calls non stop et de la CW agrémentaient mon émission.

J’ai pu faire presque 600 contacts en barefoot avec 50 / 70 watts du FT857 dans une verticale I1UJX au début mais suite aux déménagements quasi quotidiens j’ai choisi la simplicité: la canne à pêche et le V inversé 14 mhz étant bien plus pratiques à déployer.

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Tata la Calédonie:

Il a fallut préparer le retour malgré un rythme sympathique, balades et farniente la journée et radio en fin de soirée. Les signaux à comparer d’un mois d’août 2008 catastrophique étaient superbes: 59 à 59+++ pour certains.  La propagation coupait vers 01h00 locale.

Peut être un multi-doublets pour la prochaine ballade ou la verticale Spiderbeam.. De sont côté la MP1 provenance Friedrichshafen a fait son travail, discrète et efficace. Quelques qso sur 7 mhz ont été faits en CW, de puis Yaté vers la côte Ouest des USA et l’Europe.

Merci à tous de la patience que vous avez eu, désolé pour les stations que je n’ai pas pu entendre dansles pile-up calédoniens. Ce sera pour une prochaine fois !

Merci à Vincent, Samantha, à Laurent JKJ, à Sam et Vetea pour l’aide à la préparation et l’accueil chaleureux qu’ils nous ont apporté. Merci à Nicole.

Comme on dit sur le Caillou : C’est ça aussi ..!!

Maururu.. Nana, Tata.

Jean-louis F5NHJ

 

CQWW DX CONTEST CW 2009 depuis la Martinique FM5CD, F6ARC … avec Murphy, l’invité surprise !

Tout va alors très vite dès réception des aériens : elles seront mises en place sur leur pylône respectif le vendredi de notre venue (YL et moi), une semaine avant le contest. Philippe, FM5LD, participe aussi activement au montage des Yagis, et c’est ainsi que les deux antennes se retrouvent opérationnelles avant la nuit. Jusque là, tout va comme sur des roulettes, mais c’était sans compter sur Murphy qui, semble-t-il, avait pris place dans ma valise… Le samedi qui suit, nous voilà à la station de bonne heure pour tester le nouveau jouet. Chose curieuse, les stations européennes arrivent plus QRO sur 20 m avec l’antenne dirigée vers le long path. Il n’a pas fallu très longtemps pour constater qu’elle avait été bloquée dans la mauvaise direction : Murphy avait commencé son travail de sape.
Le dimanche matin, Michel s’équipe pour escalader le pylône de façon à entreprendre la rotation de 180 degrés. S’en suivent beaucoup de manœuvres non facilitées par le vent et la chaleur, ponctuées de nombreux jurons de charretier brisant ainsi la sérénité des hauteurs de Bellefontaine… ☺
Afin de remercier Guy, FM5AN, et Philippe, FM5LD, pour l’aide apportée, Michel réunit la petite équipe le dimanche midi pour un gastro légèrement arrosé comme on sait le faire ici. Murphy n’avait pas été convié, mais il a su le faire savoir plus tard.
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Tandis que les discussions vont bon train, je décide d’aller faire un p’tit peu de trafic sur 17 ou 20 m. L’Alpha 87A étant à l’arrêt, je tente une première, puis une seconde mise sous tension sans succès. J’appelle Michel au secours pour essayer de comprendre, mais il constate la même chose. Guy, FM5AN, entreprend l’ouverture de l’amplificateur    avec    les    vérifications    d’usage : fusibles, câble d’alimentation, etc. A partir de cet instant,    et    après    plusieurs    tentatives    de dépannage, il restera silencieux les jours suivants.
Nous sommes à moins d’une semaine du weekend contest, beaucoup de travail de préparation reste à faire : radians de la verticale SteppIR à retendre, antenne de réception Pennant Europe à monter, loop K9AY à redresser, résonance de la verticale 160 m à recaler, essais de compatibilité entre les deux stations, etc.
Et la série noire continue : l’IC-756 PRO III n’a plus de réception. Malgré tout, en utilisant la prise «antenne extérieure», nous constatons que le récepteur fonctionne toujours. Cependant, pas trop le temps de dépanner ou de faire une bidouille pour relayer. Il semblerait que l’un des filtres de bande utilisé sur cet appareil n’isole plus suffisamment, ce qui pourrait expliquer la panne. Bonne nouvelle : Michel a prévu toute une série de filtres à commuter manuellement. Dès lors, Il manque toujours un amplificateur, et à présent, un transceiver. Guy propose de nous prêter un linéaire pas très récent (mais précieux), et un IC-7400.
Le mardi suivant, Michel doit s’absenter une partie de la journée pour raisons professionnelles. Je termine le branchement de la Pennant sous un soleil cuisant. La veille du QSY, Jeff, F6AOJ, avait mis à notre disposition le balun qui va bien pour ce type d’antenne. Au coucher du soleil, la K9AY, remise fraîchement d’équerre, semble fonctionner, mais parfois sans réel confort d’écoute. Quatre, puis huit radians seront ajoutés plus tard au piquet de terre. Quant à la Pennant sur laquelle nous fondions beaucoup d’espoir, c’est la déception : signaux EU toujours meilleurs sur la loop K9AY.
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Michel    envisage    alors    l’installation    d’une Beverage d’une centaine de mètres en direction de l’Europe dans le terrain voisin… De peur de retrouver    l’antenne    «cannibalisée»    par    le propriétaire avant l’heure, nous attendons le dernier moment pour tendre le fil. Visiblement, il n’y a pas photo. Les signaux EU sont en moyenne bien plus forts et confortables que sur la K9AY. D’autre part, une Beverage courte en direction des USA semble rivaliser favorablement avec l’antenne de référence. Elle a aussi l’avantage d’être sur le terrain de Michel… Une retouche à l’accord de la verticale 160 m, et nous sommes enfin prêts (ou presque) le vendredi à quelques trente minutes du début du contest, soit 20 heures locales en Martinique.
Après le gastro constitué principalement de pâtes, c’est FM5CD en personne qui ouvre les hostilités à 0000 Z en RUN sur 20 m. Je l’accompagne en MULT pour deux heures, mais ne trouvant pas le sommeil, je décide de rester en attendant mon tour de RUN. La première nuit se déroule sans soucis, à des cadences convenables. Les premières difficultés se font sentir lorsqu’il faut chasser les multis sur 20, 15 et 10 m avec la verticale SteppIR . Si le 14 MHz nous permet en journée de contacter l’Europe à 3 points avec la 4 éléments Ultrabeam, c’est la misère sur 21 MHz. Ne parlons même pas du 28 …
Il est environ 18 heures, la nuit s’apprête à tomber pour la deuxième fois. En général, c’est celle où la fatigue se fait ressentir d’autant plus que le nombre de correspondants diminue. Tout a l’air d’aller à peu près bien lorsque, au moment de chasser les multis sur 40 m vers 0300 Z, je constate une coupure brutale de la réception. Michel est alors en RUN sur 80 m. Je pense immédiatement au préampli du récepteur, mais après inspection, il s’avère que c’est le dipôle rotatif 7 MHz qui est en cause. Un sloper préalablement taillé sur cette fréquence, pendu au bout du corde, reprend du service !

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Nous avons perdu une bonne demi-heure. Michel peut se reposer, je reste seul pour quatre heures, alternant le 160 et 80 m en RUN sur la station 1. L’Alpha 89 encore valide sur la station 2, et qui avait parfaitement fonctionné jusqu’à présent, commence à se mettre en default sur 40 m. Murphy était de retour cette nuit-là, bien décidé à ne plus nous lâcher. Le phénomène s’accentue dans la journée sur la station RUN au point où l’ampli refuse de redémarrer. Nous décidons d’arrêter un bon moment le contest afin de changer les linéaires de place. La situation est la suivante : une station 1 équipée d’un K3 et d’un ampli malade pour chasser les multis sur une verticale SteppIR, et une station 2 avec IC- 7400 + ampli (prêtés par Guy) sur l’Ultrabeam.
La nuit tombe à nouveau sur l’Ile aux Fleurs à deux heures de la fin. Nous sommes encore en RUN sur 15, puis 20 m, mais il est temps d’aller glaner les derniers multis sur les bandes basses. Pas facile de briser les pile-up européens sur 80 m, et qui plus est, barefoot. Contre toute attente, l’ampli daigne fonctionner à nouveau par intermittence, nous permettant d’ajouter quelques multiplicateurs au compteur.
Bilan : près de 5700 QSO, une faible moyenne en point de 2.29, due à 70 % de contacts avec le continent Nord Américain depuis la zone 08 (1 QSO = 2 pts), et seulement 21 % avec l’Europe (1 QSO = 3 pts). Une beam 40 m, ainsi qu’une autre directive 20-15-10 m pour chasser les multis, ont fait cruellement défaut en nous pénalisant en terme de pays et de zones. Enfin, un troisième opérateur autre que Murphy, afin d’avoir toujours au minimum deux opérateurs présents, n’aurait pas été de trop.
Merci à Philippe, FM5LD, pour ses interventions sur les pylônes juste avant le contest.
Merci à Guy, FM5AN, sans lequel le contest n’aurait pas pu continuer ou simplement avoir lieu. Le prêt d’un dipôle rotatif 7 MHz quelques semaines auparavant, d’un IC-7400 et d’un ampli linéaire la veille du concours, nous ont permis d’activer la station de Michel, FM5CD, pour qui ce contest catégorie Multi/Single Op. constituait une première depuis ce QTH.
Merci à Michel pour l’hospitalité dont il a bien voulu faire preuve durant deux semaines.
Olivier, F6ARC
http://www.dxbeam.com/